Samouraï Jay : interview 100% italienne chez Latina
Publié : 13h35 par Ludovic VILAIN
Rencontré en exclusivité sur Latina, le jeune rappeur napolitain Samouraï Jay se confie à Mario sur ses racines, sa famille et son album Amatore, véritable phénomène en Italie.
Quand Mario lui demande d'où il vient, Samouraï Jay répond sans hésiter : Naples. Ou plutôt Mugnano di Napoli, une commune de la périphérie de la ville, là où Gennaro Amatore — c'est son vrai nom — a grandi entre les ruelles d'un quartier populaire. Une ville qui l'a pétri, qui résonne dans ses textes, dans ses rythmiques, dans cette façon bien à lui de mêler le napolitain, l'espagnol et l'anglais dans un même morceau. Naples, pour lui, ce n'est pas un décor. C'est une langue, une énergie, une identité.
Une mère, des racines latines
Ce qui frappe dans l'entretien avec Mario, c'est la place que Samouraï Jay accorde à sa famille — et en particulier à sa mère. Elle est fan de musique latino-américaine, et il ne cache pas que ça l'a construit. Les rythmes latins qu'on entend dans ses productions ne tombent pas du ciel : ils viennent de chez lui, de la maison, des sons qui tournaient en boucle depuis l'enfance. Dans Amatore, il a d'ailleurs inclus un titre en duo avec sa mamma — un morceau qu'il avait déjà interprété avec elle sur la scène de Sanremo, l'un des moments les plus forts de son passage au festival.
Le phénomène Ossessione
Difficile de parler de Samouraï Jay sans évoquer Ossessione. Ce titre, présenté au Festival de Sanremo en février 2026, est devenu un véritable raz-de-marée : treize semaines consécutives en tête des classements, des dizaines de millions de streams, et une version espagnole — Obsesión — qui a naturellement trouvé sa place dans le coeur des fans de son latino. Amatore n'est d'ailleurs pas seulement le titre de l'album : c'est le vrai nom de famille de l'artiste, mais aussi le concept qui traverse tout le disque — la passion pour la musique, la vie et l'amour.
Un album comme un parcours
Structuré comme un voyage émotionnel, Amatore est conçu pour être vécu de la première à la dernière piste. Douze titres qui mêlent rap, pop méditerranéenne et influences latines, avec des featuring qui comptent — dont Serena Brancale. Selon l'artiste lui-même, travailler sur ce disque a été un processus de guérison, une façon de traverser les moments difficiles. On comprend mieux pourquoi Amatore sonne aussi juste : c'est un album habité, sincère, qui n'a pas peur de montrer ses racines napolitaines tout en s'ouvrant grand au monde latin. Exactement ce qu'on aime sur Latina.
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