Rauw Alejandro : « Le reggaeton, c'est le reggaeton, point »
Publié : 13h48 par Ludovic VILAIN
Le roi du reggaeton moderne remet les pendules à l'heure sur les origines et l'identité d'un genre qui a conquis la planète depuis plus de trente ans.
Rauw Alejandro ne mâche pas ses mots. Sur Instagram, le Portoricain a publié un message qui a rapidement circulé : « Le reggaeton n'est pas du dancehall ni du reggae en espagnol. » Une affirmation tranchée, assumée, signée d'un artiste qui incarne depuis plusieurs années la nouvelle génération du genre urbain latino. Derrière cette déclaration, il y a bien plus qu'une simple correction sémantique : c'est une défense identitaire, culturelle, presque politique.
Le folklore de Porto Rico
Pour Raúl Alejandro Ocasio Ruiz — son vrai nom — le reggaeton n'est pas une copie, un dérivé ou une version hispanophone d'un autre genre. C'est le nouveau folklore de Porto Rico. Un genre né dans les rues de San Juan, porté par des voix et des corps qui ont transformé des influences multiples en quelque chose d'unique et d'irréductible. S'adressant à ceux qui cherchent une hypothétique « pureté » musicale, Rauw Alejandro rappelle que les plus grands genres de l'histoire — le jazz, le blues, le flamenco — sont tous nés de métissages. Ce qui compte, dit-il, ce n'est pas l'origine : c'est l'identité qu'un peuple se construit.
Trente ans de domination
Le chiffre parle de lui-même. En trois décennies, le reggaeton est passé des quartiers populaires portoricains aux plus grandes scènes du monde. Il a traversé les frontières, imposé son rythme — le dembow — comme l'un des patterns les plus reconnaissables de la musique contemporaine, et propulsé des artistes comme Daddy Yankee, Bad Bunny ou Rauw Alejandro lui-même au sommet des charts globaux. Nier cette trajectoire ou réduire le genre à une simple fusion reggae-espagnol, c'est ignorer trente ans de création, d'évolution et de fierté collective.
Un ambassadeur engagé
Né en 1993 à San Juan, Rauw Alejandro est aujourd'hui l'un des visages les plus représentatifs du reggaeton nouvelle génération. Deux Latin Grammy en poche, des collaborations avec Pharrell Williams, Bad Bunny et Laura Pausini, une tournée mondiale Cosa Nuestra saluée partout… Sa légitimité pour défendre le genre est totale. Et sa prise de parole intervient dans un contexte où le reggaeton continue de s'hybrider avec l'afrobeats, la salsa ou la techno, prouvant chaque jour qu'il est vivant, en mouvement, et bien loin d'être réductible à une étiquette.
Le reggaeton, c'est du reggaeton. Punto !
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