Les violences se poursuivent en Colombie (vidéo)

28 mai 2021 à 5h00 par Jérome Pasanau

Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait un mort dans le sud ouest du pays, mardi 25 mai.

LATINA
44 personnes ont perdu la vie depuis le début de la grogne sociale, il y a un mois.
Crédit: Twitter @Diego_Molano

La pression ne faiblit pas en Colombie. Les violences entre manifestants et force de l’ordre se poursuivent. Mardi 25 mai, un jeune homme de 18 ans est mort. Il serait décédé d’une blessure par balle. C’est en tout cas ce qu’a déclaré le général Jorge Vargas, directeur de la police nationale lors d’une conférence de presse mercredi. Ce décès porte à 44, le nombre de personnes qui ont perdu la vie depuis le début de la grogne sociale il y a un mois, contre le gouvernement du conservateur Iván Duque, selon le décompte du bureau du défenseur des droits. Deux autres civils ont également été blessés par balle au cours des affrontements, durant lesquels des commerces ont été pillés et le Palais de justice de Tuluna, incendié.

Selon le média local La Voz de los robles, l’incendie aurait été déclenché après que la police antiémeute ait tenté de lever les barrages mis en place par les manifestants dans la ville. En réponse, des manifestants ont mis le feu au bâtiment et ont bloqué l’accès aux pompiers, comme l’ont montré plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Le ministre de la Justice, Wilson Ruiz, a condamné sur Twitter les « actes de terrorisme qui cherchent à semer le chaos et la peur », et celui de la Défense, Diego Molano, a dénoncé sur le même réseau social « les vandales qui veulent faire obstruction à la justice » avec cette attaque.

Les violentes manifestations, durement réprimées par les forces publiques, et la plupart des décès ont été enregistrés dans ce département de Valle del Cauca, marqué par la pauvreté, le racisme, le trafic de drogue et une résurgence du conflit avec une dissidence des Farc, après les accords de paix signés par cette guérilla en 2016. Le gouvernement affirme que des membres de la guérilla ont infiltré les manifestants pour provoquer des actes de vandalisme et attaquer les forces de sécurité.