La communauté internationale appelle au calme en Colombie

6 mai 2021 à 8h00 par Jérome Pasanau

L'ONU, l'Union européenne, les États-Unis et des ONG ont officiellement appelé au calme. Tous ont dénoncé la répression des manifestations en Colombie qui ont déjà fait une vingtaine de morts.

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La mobilisation populaire contre un projet de réforme fiscale a démarré le 28 avril.
Crédit: Flickr

Le bras de fer se poursuit en Colombie entre le gouvernement et le peuple colombien. Alors que des manifestants bloquaient des routes, et que des postes de police ont été attaqués mardi soir à Bogota, le président Ivan Duque a lui, fermement affiché son soutien aux forces de l'ordre.

La mobilisation populaire a démarré le 28 avril. Une fronde menée contre un projet de réforme fiscale, depuis retiré. Fronde qui s'est transformée depuis en protestation générale contre le gouvernement de droite. Le Comité national de grève, à l'origine du mouvement, appelle maintenant à manifester aussi contre un projet de réforme de la santé. « Nous sommes profondément alarmés par les événements dans la ville de Cali en Colombie, où la police a ouvert le feu sur des manifestants qui s'opposent à une réforme fiscale, tuant et blessant un certain nombre de personnes » a déclaré Marta Hurtado, porte-parole du Haut commissariat aux droits humains de l'ONU, à Genève.

De son côté, le Défenseur du peuple, entité publique de protection des droits, avait fait état lundi matin de 19 morts, 89 disparus. Le gouvernement de son côté avançait les chiffres de 846 blessés.

L'Union européenne a jugé « prioritaire de mettre un terme à l'escalade de cette violence et d'éviter tout usage disproportionné de la force par les forces de sécurité ». Les Etats-Unis ont eux appelé à la « plus grande retenue de la part de la force publique afin d'éviter d'autres pertes de vies ». L'ONG Amnesty International a quant à elle demandé que soit mis « fin à la répression des manifestations » et à « la militarisation des villes ».

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