Jair Bolsonaro écope d’une amende après un bain de foule sans masque

28 mai 2021 à 6h00 par Jérome Pasanau

Le président brésilien va devoir passer à la caisse, et payer une forte amende. La raison ? Un bain de foule sans masque au Maranhao en pleine pandémie. 

LATINA
Des vidéos publiées sur le compte Twitter officiel du président Bolsonaro le montrent en plein bain
Crédit: Flickr

Ce bain de foule risque de lui coûter cher. Les autorités sanitaires du Maranhao « ont infligé une contravention au président de la République, qui a provoqué des rassemblements sans la moindre précaution sanitaire » a expliqué vendredi 21 mai le gouverneur de gauche Flavio Dino sur Twitter. « La loi est la même pour tous », a-t-il ajouté, précisant que des décrets en vigueur au Maranhao « interdisent les rassemblements de plus 100 personnes et imposent le port du masque ». Le montant de l’amende ne sera fixé qu’une fois que la présidence aura présenté sa défense, sous un délai de 15 jours. La loi en vigueur prévoit une amende pouvant aller de 2 000 à 1,5 million de réais (environ 450 $ à 337 669 $).

Vendredi, Jair Bolsonaro a pris part à une cérémonie officielle de remise de titres de propriétés rurales à Açailandia, à 500 km de Sao Luis, capitale du Maranhao. Des vidéos publiées sur le compte Twitter officiel du président Bolsonaro le montrent en plein bain de foule, sans masque, salué par plusieurs centaines de personnes. Lors d’un discours pendant la cérémonie, le dirigeant d’extrême droite a traité Flavio Dino de « petit gros dictateur ». Il l’a comparé au leader nord-coréen Kim Jong Un, mais s’est trompé de Corée, citant celle du Sud. « En Corée du Sud, le dictateur, c’est pas un petit gros ? Et au Venezuela, c’est pas un petit gros, le dictateur ? Et qui est le petit gros dictateur ici, au Maranhao ? », a-t-il lancé.

Fortement opposé à toute idée de confinement, le président Bolsonaro avait déjà qualifié à plusieurs reprises de « dictateurs » les gouverneurs ayant pris des mesures de restriction pour tenter d’endiguer la propagation du virus, qui a fait plus de 440 000 morts au Brésil.