Mondial 2026 : le cauchemar du Portugal

Publié : 14h31 par Ludovic VILAIN

Crédit image: CC0 / Image d'illustration

Le Portugal n'a pas réussi à dominer la République Démocratique du Congo (1-1) hier soir à Houston. Une contre-performance qui a plongé les supporters portugais dans une profonde déception, eux qui rêvaient d'une entrée fracassante en Coupe du Monde.

Le scénario s'annonçait pourtant idéal pour le Portugal à Houston. Dès la 6e minute, sur un centre millimétré de Pedro Neto, le jeune João Neves a ouvert le score d'une tête décroisée, laissant présager une démonstration de force de la Seleção. Mais les hommes de Roberto Martínez ont rapidement baissé de rythme, multipliant les pertes de balle stériles. À la 45+5e minute, sur un service d'Arthur Masuaku, Yoane Wissa a surgi pour égaliser de la tête, inscrivant au passage le tout premier but de l'histoire de la RDC en phase finale de Coupe du Monde, 52 ans après sa dernière participation.

Une déception immense pour les supporters

Ce match nul a particulièrement douché les espoirs des supporters portugais, venus en nombre à Houston pour soutenir leur équipe. La RDC était pourtant considérée comme l'adversaire le plus accessible d'un groupe K complété par la Colombie et l'Ouzbékistan. Sur les réseaux sociaux et autour du stade, l'incompréhension a rapidement cédé la place à la colère, beaucoup de fans pointant du doigt le manque d'efficacité offensive et la gestion hasardeuse de la fin de match. L'ambiance, électrique en début de soirée, s'est progressivement transformée en un silence pesant au coup de sifflet final. Beaucoup avaient pourtant traversé l'Atlantique en espérant assister à une démonstration de force, convaincus que cette affiche représentait l'occasion idéale de démarrer la campagne mondiale sur les meilleures bases possibles.

Ronaldo, symbole de la frustration

Capitaine et titulaire à 41 ans, Cristiano Ronaldo a lui aussi cristallisé une partie de cette déception collective. Muselé par la charnière congolaise Tuanzebe-Kapuadi, l'attaquant n'a touché que 20 ballons et n'a tenté aucun tir cadré en 90 minutes, des statistiques très pauvres qui ont alimenté les critiques sur son impact réel dans cette compétition.

Martínez monte au créneau

Face à la pression montante, Roberto Martínez a tenu à protéger son capitaine en conférence de presse. Le sélectionneur a insisté sur l'importance d'aligner Cristiano dans un match où il était difficile de percer la défense adverse, rappelant que la simple présence du meilleur buteur de l'histoire du football pèse sur les arrières adverses, et qu'il serait absurde de s'en priver alors que l'équipe a besoin de marquer.

Une pression désormais maximale

Resté discret face aux médias, Ronaldo a tout de même publié un message d'encouragement sur Instagram, assurant que rien n'était terminé malgré ce faux départ. Interrogé brièvement par SportTV, il a balayé l'idée d'un manque d'envie de sa part, rappelant la part d'aléa inhérente au football. Reste que la pression est désormais maximale : privé de la victoire face à l'adversaire jugé le plus faible du groupe, le Portugal n'a plus le droit à l'erreur et devra impérativement s'imposer face à l'Ouzbékistan pour relancer sa campagne.