Italie et République dominicaine : les stars de l'été !

Publié : 13h19 par Ludovic Vilain

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Coïncidence frappante : à un jour d'écart, l'Italie et la République dominicaine ont chacune annoncé un record de fréquentation touristique pour le premier semestre 2026. Deux destinations, deux continents, une même success story estivale.

L'Italie détrône l'Espagne

Le 6 juillet, le ministère italien du Tourisme officialisait des chiffres sans appel : +4,43 % d'arrivées touristiques au premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025. Résultat, l'Italie s'installe désormais devant l'Espagne et la France sur le podium européen, avec un taux de saturation des réservations de 51,2 %, contre 42,8 % pour l'Espagne et seulement 32,9 % pour la France. Argument massue : une nuitée coûte en moyenne 153 euros en Italie, contre 170 euros en Espagne et 195 euros en Grèce. Les grandes gagnantes ne sont pas les stars habituelles (Rome, Venise, la côte amalfitaine) mais des régions moins courues comme la Calabre (+10,54 % d'arrivées), l'Ombrie (+9,70 %) ou le Piémont (+9,22 %).

Le lendemain, la République dominicaine s'envole

Et juste après cette annonce, c'était au tour du ministre dominicain du Tourisme David Collado de dévoiler à son tour un record : 6 616 671 visiteurs accueillis entre janvier et juin 2026, soit une progression de 7,7 % sur un an. De quoi placer le pays sur la trajectoire des 12 millions de visiteurs sur l'année complète, un nouveau record annuel en vue. Le taux d'occupation hôtelière atteint 71 % sur le semestre, et 94 % des visiteurs interrogés se disent prêts à revenir. Punta Cana concentre l'essentiel du trafic, mais Saint-Domingue et sa zone coloniale classée UNESCO attirent aussi leur lot de curieux en quête d'histoire plutôt que de farniente pur.

Un même symptôme, deux réponses différentes

Rien ne relie officiellement ces deux annonces, mais elles racontent la même histoire : celle d'un tourisme mondial en quête de destinations perçues comme sûres, abordables et bien connectées. L'Italie mise sur la diversification régionale et un rapport qualité-prix imbattable face à ses voisins européens. La République dominicaine, elle, capitalise sur des infrastructures hôtelières neuves (dont un tout nouveau complexe géant à Punta Cana) et une clientèle nord-américaine toujours plus nombreuse, à laquelle s'ajoutent des flux croissants en provenance de Colombie, d'Argentine ou du Mexique.

De quoi donner des idées aux voyageurs hésitant encore entre Dolce Vita et farniente caribéen cet été : dans les deux cas, la formule qui marche semble être la même — sortir des sentiers battus, sans sacrifier le rapport qualité-prix. On fait les valises ?