Bad Gyal : l'origine de son nom de scène
Publié : 15h49 par Ludovic VILAIN
Derrière le nom de scène Bad Gyal se cache Alba Farelo, Catalane de 29 ans devenue l’une des figures majeures du reggaeton espagnol. Un pseudonyme venu tout droit de Jamaïque, qui en dit long sur l’univers musical de la chanteuse.
Bad Gyal, c'est l'équivalent de « bad girl » prononcé à la jamaïcaine. L'expression, qui signifie « mauvaise fille », vient de l'argot caribéen et plus précisément de la culture musicale jamaïcaine, que la chanteuse affectionne particulièrement. Dans le dancehall, la « bad gyal » désigne une femme qui assume ses envies, son corps et sa liberté. Un héritage revendiqué par l'artiste depuis ses débuts.
Un nom adopté dès l'adolescence
Le pseudonyme ne date pas de sa carrière professionnelle. Alba Farelo a expliqué avoir été fan absolue de ce nom depuis l'enfance, au point d'en faire le nom de son tout premier profil Instagram, l'expression étant courante chez les jeunes et dans les clubs. Pour elle, ce nom de scène incarne une femme forte, indépendante, sûre d'elle et maîtresse de sa vie. Une image qu'elle cultive depuis, entre esthétique provocante et contrôle total de sa carrière.
Une polémique jamaïcaine
Ce choix ne fait pas l'unanimité. En 2019, alors que la Catalane gagne en notoriété, le journal Jamaica Observer relaie l'agacement de la chanteuse de dancehall jamaïcaine Ce'Cile, contrariée de voir la star espagnole s'approprier ce nom de scène. Le quotidien prend toutefois sa défense, en rappelant que l'expression appartient au langage courant de l'île et n'est la propriété de personne.
De Vilassar de Mar aux arènes
Née le 7 mars 1997 à Vilassar de Mar, près de Barcelone, Alba Farelo se fait connaître en 2016. Elle publie alors sur YouTube « Pai », une reprise en catalan de « Work » de Rihanna, dont le succès viral la propulse sur le devant de la scène. Ses deux mixtapes, « Slow Wine » en 2016 et « Worldwide Angel » en 2018, l'installent comme une artiste émergente de la scène urbaine espagnole. En 2019, elle signe avec Interscope Records, porte d'entrée vers le grand public.
Une année 2026 au sommet
Après « La Joia », premier album sorti en 2024 avec Anitta, Ñengo Flow et Tokischa, classé numéro deux en Espagne, Bad Gyal a dévoilé « Más Cara », paru le 6 mars 2026. La tournée mondiale qui l'accompagne a traversé l'Europe, l'Amérique latine et l'Amérique du Nord depuis le 20 mars, et s'achève le 8 novembre 2026. Dix ans après ses débuts, la « bad gyal » de Vilassar de Mar a largement imposé son nom bien au-delà de la Catalogne.
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