Bad Bunny : une nouvelle plainte déposée contre lui

Publié : 13 janvier 2026 à 14h10 par Ludovic VILAIN

Crédit image: Capture Instagram@badbunnypr

La super star latino est au coeur d'une nouvelle affaire judiciaire. Une jeune femme lui réclame 16 millions de dollars pour avoir utilisé sa voix.

Bad Bunny se retrouve au cœur d'une nouvelle affaire judiciaire qui pourrait lui coûter très cher. Le chanteur portoricain est poursuivi par Tainaly Y. Serrano Rivera, une jeune femme qui affirme que sa voix a été utilisée sans son consentement dans deux de ses chansons à succès.

La plainte, déposée le 6 janvier dernier à Porto Rico, concerne les titres "Solo de Mí", extrait de l'album X 100pre sorti en 2018, et "EoO", présent sur son dernier opus Debí Tirar Más Fotos, lancé au début de l'année 2025. Dans ces deux morceaux, on peut entendre une voix féminine prononçant la phrase devenue culte : "Mira, puñeta, no me quiten el perreo" (littéralement : "Écoutez, bon sang, ne cassez pas  l'ambiance").

Selon des documents judiciaires obtenus par Rolling Stone, Tainaly Serrano Rivera aurait enregistré cet audio en 2018, à la demande du producteur historique de Bad Bunny. À l'époque, les deux jeunes gens étudiaient ensemble dans un cursus de théâtre. La plaignante affirme n'avoir jamais été informée que son enregistrement serait exploité commercialement, et aucun contrat n'aurait été signé. Elle souligne également qu'aucune rémunération ne lui a été proposée.

Le cœur de l'affaire réside dans l'utilisation massive de cette phrase, devenue tellement associée à l'univers de Bad Bunny qu'elle apparaît sur des produits dérivés officiels, notamment des t-shirts et autres articles vendus lors de ses concerts. La plaignante réclame donc des dommages et intérêts à hauteur de 16 millions de dollars à Bad Bunny et à son producteur.

Il s'agit du deuxième procès du genre pour le chanteur. En 2023, son ex-compagne Carliz De La Cruz Hernández avait déposé une plainte similaire, accusant Bad Bunny d'avoir utilisé sa voix sans autorisation dans les chansons "Pa' Ti" et "Dos Mil 16". Ce dossier est toujours en attente de jugement devant les tribunaux de Porto Rico. Fait troublant : les deux plaignantes sont représentées par la même équipe juridique.

Cette nouvelle polémique survient à un moment crucial pour l'artiste, qui s'apprête à vivre l'un des moments les plus importants de sa carrière. Le 8 février prochain, Bad Bunny sera en effet la tête d'affiche du Super Bowl en Californie. Premier artiste latino masculin à assurer seul ce prestigieux show de mi-temps, il succédera à des légendes comme Rihanna, Madonna, Shakira et Jennifer Lopez. Reste à voir si cette affaire judiciaire aura un impact sur les préparatifs de ce show historique ou sur l'image de l'un des artistes les plus streamés au monde.