Quand Bad Bunny s'invite au Parlement espagnol !

Publié : 18 février 2026 à 16h47 par Ludovic VILAIN

Crédit image: Instagram@badbunnyofficial

Il est partout. Dans les stades, dans les playlists, dans les cœurs de millions de fans à travers le monde. Et désormais, Bad Bunny s'invite même dans les discours politiques au plus haut niveau.

La scène s'est déroulée il y a quelques jours au Congrès espagnol, où le Premier ministre Pedro Sánchez a cité le rappeur portoricain pour répondre aux attaques d'un de ses opposants sur la régulation des réseaux sociaux et l'immigration. Sa référence ? Le message que Bad Bunny avait livré lors du Super Bowl : "less hate and more love", soit "moins de haine et plus d'amour". Une phrase simple, universelle, qui a traversé les frontières du show-business pour résonner dans les couloirs du pouvoir. 

Ce n'est pas un hasard si c'est Bad Bunny qui a été choisi pour porter ce message. L'artiste a toujours utilisé sa musique comme un vecteur engagé. Champion de la diversité, de l'expression de genre et des droits des communautés latinos, il est bien plus qu'une star du reggaeton : il est une voix. Avec plus de 80 millions d'auditeurs mensuels en streaming, trois Grammy Awards et onze Latin Grammy, il incarne une génération entière qui refuse les cases et revendique son identité avec fierté.

Son dernier album, DeBÍ TiRAR MáS FOToS, sorti en 2025, a été numéro 1 du Billboard 200 pendant trois semaines consécutives, faisant de lui le premier artiste latino à atteindre 100 entrées dans le Billboard Hot 100. Un exploit historique, pour un artiste qui n'a jamais cessé de surprendre.

Et la surprise pourrait bien continuer en Espagne. Car Bad Bunny sera bientôt de retour à Madrid — et pas qu'une seule fois. Dans le cadre de son DeBÍ TiRAR MáS FOToS World Tour, le rappeur portoricain s'apprête à envahir le Estadio Riyadh Air Metropolitano pour pas moins de dix concerts, les 30 et 31 mai, ainsi que les 2, 3, 6, 7, 10, 11, 14 et 15 juin 2026. Un record. Une résidence géante dans la capitale espagnole qui confirme, s'il en était encore besoin, l'immense popularité de l'artiste dans le pays.

Alors, dans ce contexte aussi particulier — et alors que ses mots résonnent jusqu'au Parlement — une question se pose naturellement : Pedro Sánchez profitera-t-il de la venue de son nouveau "conseiller" poétique pour aller le saluer en coulisses ? La rencontre entre le chef du gouvernement et le roi du reggaeton serait, avouons-le, le moment politique le plus cool de l'année.