Les Pouilles, carnet de route de Ludo

Publié : 13h52 par Ludovic Vilain

Crédit image: Ludovic Vilain

Huit jours de route dans les Pouilles, du talon de la botte aux villages blancs. Carnet d'un voyage entre Monopoli, Ostuni, Lecce et Gallipoli, où chaque étape se mérite à pied, à table et au coucher du soleil. Suivez le guide.

Monopoli, le réveil sur le port

On a commencé par Monopoli, et c'était la bonne idée. Moins courue qu'Alberobello, la ville déroule un centro storico blanchi à la chaux qui finit directement dans la mer. Le matin, le vieux port et ses barques colorées valent tous les cafés du monde. On a poussé jusqu'au Castello Carlo V, posé sur les rochers, avant de s'attabler chez Al Vicoletto pour des spaghetti all'assassina cultes — minuscule, familial, à réserver impérativement.

Ostuni, la ville blanche

Cap au sud sur Ostuni, la Città Bianca. Ses ruelles pavées qui grimpent vers la cathédrale gothique offrent l'un des plus beaux panoramas sur l'Adriatique. On a flâné sans but, ce qui est le meilleur programme possible ici. Le soir, l'Osteria Sant'Oronzo a tenu toutes ses promesses : pizzas croustillantes, pâtes faites maison  et vin local en terrasse dans une ruelle pittoresque. Exactement le genre d'adresse toute simple qu'on cherche en vacances.

Lecce, l'éblouissement baroque

Deux heures à Lecce au déjeuner, et déjà l'impression d'en avoir pris plein les yeux. La Piazza del Duomo et la Basilica di Santa Croce sont la quintessence du baroque méridional, taillé dans cette pietra leccese dorée qui réchauffe toute la ville. Conseil de terrain : le centre est en zone à circulation restreinte. On s'est garé gratuitement Via Adua, à dix minutes à pied, avant de craquer pour un pasticciotto, la petite pâtisserie à la crème locale. Un délice.

Gallipoli, au bout de la route

Dernière étape, et sans doute la plus douce : Gallipoli et sa vieille ville posée sur une île, face à la mer Ionienne. On a attendu le coucher du soleil sur les remparts avant de dîner à La Puritate, institution rustique au-dessus de la plage. Au menu, les fameux gamberoni al sale, ces crevettes rouges de Gallipoli cuites au sel, sucrées et fondantes. Une fin de voyage en forme de carte postale.

Le bon timing

La fin du mois de mai s'est révélée idéale : chaleur douce, mer déjà agréable et aucune foule. Une voiture reste indispensable pour relier les villages, et mieux vaut réserver les bonnes tables, qui se remplissent vite même hors saison. Entre orecchiette, gamberoni, burrata et focaccia, on repart avec le soleil dans l'assiette autant que sur la peau. Avant d'oser monter sur la balance !