Escapade à Salvador de Bahia

Publié : 15h25 par Ludovic VILAIN

Crédit image: CC0 / Image d'illustration

Entre ruelles coloniales colorées, plages de sable fin et rythmes de candomblé, Salvador de Bahia concentre toute l'énergie afro-brésilienne. Cette ville de bord d'océan promet un dépaysement immédiat, mélange de ferveur religieuse, de musique omniprésente et de saveurs épicées.

Le quartier du Pelourinho déploie ses façades pastel et ses pavés irréguliers au sommet de la ville haute. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, cet ancien centre colonial abrite des églises baroques, des ateliers d'artisans et des groupes de percussionnistes qui répètent en plein après-midi. Les places se remplissent de danseurs de capoeira, discipline née dans les rues de Bahia et devenue symbole de résistance culturelle.

Une ville qui vit au rythme des percussions

Impossible d'échapper au tambour à Salvador. Les blocos afro, ces groupes de percussion communautaires, rythment le quotidien bien au-delà du carnaval. Le son puissant de l'axé et du samba-reggae s'échappe des cours intérieures, tandis que les défilés improvisés transforment certaines rues en scènes à ciel ouvert. La musique n'y est jamais un simple décor : elle structure la vie sociale du quartier.

Bahia, terre de spiritualité et de mysticisme

Salvador porte l'héritage direct des cultures yoruba, fon et bantoue transmises par les populations réduites en esclavage. Le candomblé, religion afro-brésilienne née ici, continue de rythmer les cérémonies dans les terreiros disséminés à travers la ville. Chaque 2 février, la fête de Yemanjá, déesse des eaux, réunit des milliers de fidèles vêtus de blanc sur la plage de Rio Vermelho, dans une procession où offrandes et fleurs sont confiées à l'océan.

Plages et douceur de vivre océane

La côte bahianaise déroule un long ruban de sable où alternent criques tranquilles et rivages animés. Farol da Barra, dominée par son phare historique, attire promeneurs et surfeurs au coucher du soleil. Plus au sud, Itapuã inspire toujours les musiciens locaux, la chanson éponyme de Dorival Caymmi ayant contribué à sa renommée. Les kiosques de plage servent noix de coco glacées et poissons grillés dans une ambiance résolument décontractée.

Une cuisine généreuse et parfumée

La gastronomie bahianaise s'impose comme l'une des plus marquées du Brésil, héritée des traditions africaines et indigènes. L'acarajé, beignet de haricots frit à l'huile de dendê et garni de crevettes séchées, se déguste debout, vendu par les baianas en costume traditionnel blanc. La moqueca, ragoût de poisson au lait de coco et à l'huile de palme, mijote dans des plats en terre cuite typiques, tandis que la vatapá accompagne souvent les grandes tablées familiales.