En Argentine, des capybaras s’invitent dans le quotidien des habitants d’un quartier résidentiel
Publié : 15h00 par Jean Le Nail
Dans une banlieue chic de Buenos Aires, des capybaras se promènent désormais librement dans les rues et les jardins. Une cohabitation insolite qui rappelle surtout que ces animaux étaient là bien avant l’arrivée des habitants.
En Argentine, certains riverains partagent désormais leur quotidien avec des voisins plutôt inattendus : des capybaras. Dans le quartier résidentiel de Nordelta, au nord de Buenos Aires, ces grands rongeurs sont devenus une présence familière. On peut les voir traverser les routes, se reposer dans les jardins ou s’installer tranquillement au bord des piscines, au point de transformer le paysage habituel de ce quartier huppé.
Le capybara, appelé aussi « carpincho » en Amérique du Sud, est le plus grand rongeur du monde. Un adulte peut mesurer plus d’un mètre de long et peser jusqu’à 60 kilos. Herbivore et semi-aquatique, il vit généralement en groupe près des zones humides et des cours d’eau, des environnements qui entouraient autrefois toute la région où se trouve aujourd’hui Nordelta.
Si leur présence surprend certains habitants, elle s’explique pourtant facilement. Le quartier a été construit sur d’anciennes zones marécageuses qui constituaient l’habitat naturel de ces animaux. Pour de nombreux spécialistes, il ne s’agit donc pas vraiment d’une invasion : ce sont plutôt les capybaras qui réoccupent leur territoire d’origine.
Au fil des années, leur population a fortement augmenté dans la zone. L’absence de prédateurs naturels et l’abondance de végétation ont favorisé leur développement. Aujourd’hui, plusieurs centaines d’individus vivent autour des lacs artificiels et des espaces verts du quartier.
Cette cohabitation divise toutefois les habitants. Certains apprécient la présence de ces animaux calmes et devenus presque emblématiques du quartier. D’autres se plaignent de jardins abîmés, de petits accidents de la circulation ou de tensions avec les chiens domestiques. Face à cette situation, les autorités locales réfléchissent à des solutions pour réguler la population, notamment à travers des programmes de stérilisation.
Au-delà de l’anecdote, cette histoire met surtout en lumière les effets de l’urbanisation sur les écosystèmes. Car dans ce cas précis, beaucoup le rappellent : les capybaras n’ont peut-être jamais vraiment envahi la ville. Ce sont simplement les humains qui se sont installés chez eux.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/latina/images/logo_m1iLvmwBrF.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/larumbalatina_paris1773064472607-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/bad_gyal_20261773062456134-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/ozuna1773060479492-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/arcangel1772806150848-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/somosmas1772801887937-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/carinleonoficial1772720614702-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/trujillo_6823961_12801773067976241-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/ilhadagigoia1772800396929-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/buildings_7388408_12801772718059574-format16by9.jpg)