Bad Bunny, l'icône mode qui redéfinit le style masculin

Publié : 14h12 par Ludovic Vilain

Crédit image: Capture Instagram@badbunnyybenito

De ses débuts streetwear flamboyants aux podiums des plus grandes maisons de couture, Bad Bunny a imposé son style comme une révolution. Retour sur l'évolution fashion d'un artiste qui n'a jamais eu peur de bousculer les codes.

Quand Benito Antonio Martínez Ocasio débarque sur la scène musicale en 2016, son style reflète ses racines portoricaines : couleurs criardes, silhouettes oversize, imprimés extravagants et logomania. Bad Bunny puise dans les néons, les coupes amples et les motifs audacieux pour construire une identité visuelle immédiatement reconnaissable. Là où le reggaeton imposait une virilité rigide et codifiée, lui arrive avec des lunettes teintées, des accessoires surdimensionnés et une liberté totale. Son message est clair dès le départ : le style, c'est lui, et personne d'autre ne dicte les règles.

La conquête des podiums

La véritable consécration arrive avec ses apparitions aux Met Gala. En 2022, il signe ses grands débuts sur le tapis rouge du Metropolitan Museum of Art dans un ensemble Burberry signé Riccardo Tisci, mêlant silhouette masculine et pièces féminines, en écho à l'histoire de Porto Rico pendant le Gilded Age. L'année suivante, il fait encore plus fort avec un costume blanc en tweed à dos nu signé Jacquemus, agrémenté d'une longue traîne fleurie. Ces apparitions signent le passage définitif d'une star de reggaeton à un véritable acteur de la mode internationale.

L'art du mélange

Ce qui fascine chez Bad Bunny, c'est sa capacité à mixer les styles et les tendances sans jamais perdre son âme. Il peut alterner un look couture spectaculaire et une silhouette sobre sans perdre une once de charisme. Aujourd'hui, il joue habilement sur le contraste : costume taillé sur-mesure avec une casquette vintage décontractée, chapeau sculptural sur une tenue rigoureuse, lunettes teintées qui dynamitent un ensemble classique. Un équilibre tension/relâchement que peu d'artistes maîtrisent aussi naturellement.

Calvin Klein, Schiaparelli : la consécration luxe

En 2025, Calvin Klein le choisit comme égérie pour sa campagne printemps, photographiée par Mario Sorrenti à Porto Rico, pour présenter la nouvelle ligne de sous-vêtements Icon Cotton Stretch. En moins d'une semaine, les visuels cumulent des millions de vues avec des retombées financières record pour la marque. Puis aux Grammy Awards 2026, il monte sur scène dans un costume en velours noir Schiaparelli signé Daniel Roseberry, orné d'un lacé spectaculaire dans le dos, une maison qui ne crée presque jamais pour les hommes.

Un symbole qui dépasse la mode

Au Met Gala 2025, fidèle à ses racines, il portait un costume Prada accessoirisé d'une pava, le chapeau de paille traditionnel des paysans portoricains, réinterprété par la créatrice Neysha De León. Et lors du Super Bowl 2026, c'est un look monochrome crème signé Zara qui retient l'attention, avec un détail de tournesol devenu l'accessoire le plus commenté de la soirée. Des choix qui rappellent que pour Bad Bunny, la mode est avant tout un acte d'identité, de fierté culturelle et de liberté.