On a vu "Indiana Jones et le Cadran de la destinée" : un bon kiff

27 juin 2023 à 17h00 par Iris Mazzacurati

Harrison Ford dans "Indiana Jones et le Cadran de la destinée".
Harrison Ford dans "Indiana Jones et le Cadran de la destinée".
Crédit : ©Lucasfilm Ltd. & TM.

L’archéologue aventurier le plus célèbre du 7e art est de retour au cinéma pour la cinquième fois et a su se donner le petit coup de fouet qui lui manquait sur le précédent.

"Il faut savoir s’arrêter"... "le film de trop"... "Jusqu’où aller trop loin"... A tort ou à raison, en 2008, le quatrième volet des aventures d’Indiana Jones, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, avait durement échaudé les amateurs.

C’est donc mêlé de crainte et d’excitation, que nous nous sommes installés devant Indiana Jones et le Cadran de la destinée. Verdict : la magie opère à nouveau. 2h34 qu’on ne voit pas passer.

Pour ce 5e opus, Steven Spielberg à céder les commandes à James Mangold (Logan, Le Mans 66), Harrison Ford, lui, du haut de ses 80 printemps, est toujours là.

  1. Le Docteur Jones est désormais un professeur vieillissant, qui a du mal à se remettre de la mort de son fils et du départ de sa femme.

Lorsqu’un ancien scientifique nazi veut récupérer un artefact détenu par Indiana Jones : le Cadran d’Archimède, grâce auquel, il espère modifier le cours du temps et donc l’issue de la Seconde Guerre mondiale... Jones, talonné par son énergique filleule, va devoir reprendre du service à son corps défendant.

Bastons épiques, courses-poursuites en tuk-tuk, petites bestioles grouillantes ou visqueuses qui dégringolent au détour d’une grotte, récits historiques mâtinés de surnaturel...

Ce nouveau chapitre remplit parfaitement le cahier des charges d’un bon Indiana Jones. L’énergie de Phoebe Waller-Bridge, dans le rôle d’Helena, contrebalançant efficacement les petits coups de mou d’un Harrison Ford désormais octogénaire.

A ce sujet, mention spéciale aux effets spéciaux bluffant qui permettent à l’acteur de retrouver son visage de jeune homme dans la séquence d’ouverture...

Si Indiana Jones et le Cadran de la destinée pêche par moment, c’est par le traitement du « surnaturel » qui part parfois très, (trop), loin.

Mais pas de quoi empêcher d’avoir la chair de poule dès les premières notes du thème musicale de John Williams : "Ta tata taaaaaaa! Ta tata, ta tata taaa!... "

 

Indiana Jones et le Cadran de la destinée • De James Mangold • Avec Harrison Ford, Mads Mikkelsen, Phoebe Waller-Bridge... • Sortie le 28 juin 2023