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Info générale

Un plan pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur

22 mars 2018 à 13h52 Par Bertrand Loppin
Crédit photo : Pxhere

La ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal a présenté son plan contre les violences sexistes et sexuelles. Une campagne d'affichage sera lancée à la fin du mois. Toutes les universités seront censées disposer de cellules d’accueil et d’écoute à la prochaine rentrée.

Un week-end d’intégration qui dérape, des chargés de TD dont la notation prend pour barème la longueur des jupes des étudiantes, des remarques misogynes lancées entre deux amphis… Les violences sexistes et sexuelles s’invitent aussi dans l’enseignement supérieur. Dans certains établissements, elles sont mêmes réputées comme gardiennes de la tradition des lieux… Face à ce phénomène, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, vient de présenter un plan pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Ce plan prévoit tout d’abord la mise en place d’une campagne d’affichage dans les universités françaises. Cette campagne évoquera des scènes de vie quotidienne étudiante avec les slogans suivants :« Un amphi, c’est fait pour rencontrer de grands textes, pas des petites phrases sexistes ». « À l’université, les violences sexuelles ne sont pas au programme ». « Une soirée d’intégration, c’est fait pour faire connaissance avec sa promo, pas avec les violences sexuelles et sexistes ». Ces affiches seront placardées d’ici la fin du mois dans les universités et dans les Crous.

D’autre part, dans chaque université, une cellule d’accueil et d’écoute sera mise en place. Cette cellule pourra être saisie en cas de harcèlement, bizutage, agressions sexuelles par les victimes ou des témoins indirects. L'objectif sera d'accompagner les victimes, de les écouter, de les aider et de les informer de leurs droits. Une vingtaine de cellules de ce type existent actuellement dans les universités. L'objectif est d'en créer une dans toutes les facs pour la rentrée 2018. De plus, le gouvernement prévoit de former 13 000 agents des CROUS sur ce thème des violences sexistes et sexuelles.

A plus long terme, la ministre de l’enseignement supérieur prévoit de simplifier les procédures disciplinaires à l’égard des auteurs de ces violences. Trop souvent, ces procédures sont défavorables aux victimes. Enfin, Frédérique Vidal souhaite une plus grande mixité. Elle s’est fixée pour objectif d’atteindre 40% d'étudiantes dans les filières scientifiques d'ici 2020.