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On vole sur la Seine de Bercy à Issy-les-Moulineaux

17 septembre 2019 à 10h17 Par Mikaël Livret
Un prototype de SeaBubbles est actuellement en test sur la Seine à Paris.
Crédit photo : Common Wikimédia

Le SeaBubbles vous promet de traverser Paris en moins de 25 minutes. La société de taxis volants a obtenu l’autorisation de circuler à 30 km/h sur la Seine, jusqu’à vendredi pour effectuer des tests.

Le spectacle est impressionnant. Une nouvelle série de tests a démarré lundi 16 septembre sur la Seine pour la navette SeaBubbles. Jusqu'à vendredi 20 septembre, ces tests doivent permettre de voir, sur les créneaux autorisés par la préfecture d’Île-de-France (entre 8 heures à 10 heures puis de 15 heures à 17 heures), si une telle navette est compatible avec la circulation fluviale. Ainsi, il est possible de rallier Issy-les-Moulineaux depuis Bercy en 25 minutes.

Naviguer sur la Seine peut vite devenir compliquer avec 100 bateaux par heure à certains moment de la journée. Une phase d’expérimentation dérogatoire est donc en cours. Dérogatoire parce que la vitesse limite du « taxi volant » peut atteindre 30 km/h, contre 12 dans le règlement actuel, et parce que le SeaBubbles peut doubler les autres bateaux et faire des demi-tours. Toute la semaine, le prototype doit récolter des données pour la préfecture grâce à des capteurs, explique le co-fondateur Anders Bringdal à Actu.fr.

Mise à l’eau commerciale au printemps 2020

Autre question ? Où accoster ? Des négociations seraient en cours avec le port de Paris pour définir des arrêts, sans aménagements particuliers. Pour ceux qui est du prix du trajet, rien n’a encore filtré mais à 200.000 euros le SeaBubbles, on peut imaginer un billet un peu cher au lancement. « On veut que le plus de gens utilise ce système, mais on cible le marché capable de payer la note» , explique le fondateur. TF1 ou les groupes hôteliers AccorHotels et Cheval Blanc sont intéressés.

La préfecture, dans le cas où les tests seraient concluants, n’est pas fermée à une mise à l’eau commerciale au printemps 2020. Dans les faits, les contraintes de productions et l’obtention des autorisations pourraient retarder un peu ce calendrier ambitieux.