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Île-de-France : peut-on sécher le travail en cas de canicule ?

24 juin 2019 à 09h37 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Pixabay

La canicule va sévir sur la région parisienne toute cette semaine. Des températures qui devraient frôler les 40° en fin de semaine. Insupportable à la maison dans les transports et parfois au travail. Mais au fait, quels sont vos droits en cas de fortes chaleurs ?

L’Île-de-France suffoque déjà, et ce n’est pas terminé. Vous n’avez dormi que 3 heures la nuit dernière, vous êtes en eau après avoir lacé vos chaussures et tapez votre mot de passe au bureau vous a épuisé... C’est la canicule !

En cette période de fortes chaleurs, il est utile de bien s’informer. Si l’on sait déjà qu’il faut s’hydrater régulièrement, on ne connaît pas forcément ses droits sur le lieu de travail. Aucune température minimale n’est évoquée dans le Code du travail, ni même les possibilités d’un employé en cas de canicule. Toutefois, les employeurs sont obligés de mettre à disposition de l’eau potable et fraîche, ou encore de fournir des équipements adaptés en cas de postes situés en extérieur. C’est la seule « obligation » officielle. 

Le travail à partir de 33°C est à l’origine de troubles pour la santé

Si, en revanche, le travailleur estime qu’il est en danger grave et imminent à cause de la chaleur, il peut tout à fait exercer son droit de retrait et cesser aussitôt son activité (article L4131-1 du Code du travail). Le patron ne peut pas s’opposer à la décision de son employé qui devra tout de même justifier que la chaleur représentait un danger pour lui devant Prud’Hommes.

Selon l’INRS (Institut national de recherche et de santé), qui a soumis l’idée de décaler les horaires en période de canicule, « le travail à partir de 33°C est à l’origine de troubles pour la santé, donc certains peuvent être mortels ».