Nación Latina

Argentine : des milliers de personnes manifestent pour "l'urgence alimentaire" à Buenos Aires

12 septembre 2019 à 08h47 Par Jérome Pasanau
La Plaza de Mayo, un des lieux de contestation à Buenos Aires.
Crédit photo : Wikipedia

Des milliers de manifestants se sont rassemblés ce mercredi 11 septembre, dans le centre ville de Buenos Aires. Ils réclament au gouvernement la mise en place d’un état « d’urgence alimentaire ».

A l’appel de plusieurs mouvements associatifs et syndicaux, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants se sont rassemblés mercredi dans les rues de la capitale argentine. Ils voulaient camper pendant 48h sur l’avenue du 9 juillet et la Plaza de Mayo, en plein cœur de Buenos Aires. Une autre manifestation sous forme de repas populaire s’est également tenue sur la place de Mai en face du Palais Présidentiel. Des échauffourées ont eu lieu durant les manifestations, oppossant la police à certains manifestants. Des manifestants qui ont notamment tenté de bloquer le réseau de transports publics.

La pauvreté et la précarité à l’origine du mouvement

Pour tenter d’expliquer ce mouvement populaire à quelques semaines des élections présidentielles, Edouardo Belliboni, un des organisateurs des rassemblements avance un argument économique. Il déclare ainsi à l'AFP que l’Argentine est dévastée par le chômage, la faim et la pauvreté. Une des revendications du mouvement est donc d’obtenir plus de programmes sociaux, plus de moyens pour les programmes existants et plus de rations alimentaires dans les écoles.

Un contexte politique particulier

C'est en effet aujourd'hui, jeudi 12 septembre, que les députés argentins examinent une proposition de loi sur « l’urgence alimentaire ». Un texte présenté par l'opposition, destiné à augmenter les aides pour les personnes les plus pauvres, qui n'arrivent plus à se nourrir correctement à cause de l'inflation galopante en Argentine. Opposé à cette proposition, le gouvernement du président Mauricio Macri a déjà pris d'autres mesures en urgence. Il a notamment annulé les taxes sur les produits de consommation de base.