Seule sur une île déserte pendant 40 ans !

27 juillet 2017
Par Ludo
Zoé Lucas vit sur un petit bout de terre perdu dans l’Atlantique. Si vous en avez assez du métro parisien, cette info devrait vous faire envie.

« Le cimetière de l’Atlantique », c’est ainsi qu’est surnommée l’île de Sable, un morceau de terre en forme de croissant de 42 km de long et à 300 km des côtes canadiennes. Noyée dans le brouillard plus de 120 jours par an, l’île est connue pour ses nombreuses épaves qui dorment autour d’elle. Plus de 300 naufrages y ont eu lieu. Les histoires de fantômes qui hantent Sable Island sont aussi légion. Zoe Lucas, originaire de Halifax au Canada a découvert ce petit caillou en 1971, à l’âge de 21 ans, et depuis elle ne veut plus le quitter. On se demande quand même un peu pourquoi...

L’étudiante en art, à l’époque, s’intéresse alors à l’écosystème particulier de l’île, participe à des projets de recherche durant les neuf ou dix mois qu’elle passe sur l’île : les chevaux sauvages, les attaques de requins contre les colonies de phoques, la sauvegarde des oiseaux mazoutés, les cétacés échoués, l’étude de la biodiversité… Donc, on peut dire quand même que tout part d’un bon sentiment.

Ce qui lui faut pour survivre sur l’île depuis autant de temps ? Tout simplement « un carnet et des jumelles », assure-t-elle au site britannique MailOnline. Car les années passées à explorer l’île et assister les universitaires ont fait d’elle une vraie scientifique. En 2004, elle est devenue chercheuse associée avec le Musée de Nouvelle-Écosse et en 2008, elle a même reçu le titre de professeur émérite de l’université de Dalhousie. Au même moment, le gouvernement fédéral suggère de changer le statut de refuge d’oiseaux migrateurs de l’île pour celui de réserve nationale de faune. En 2013, l’île de Sable obtient le statut de réserve de parc national. Depuis, Zoe Lucas partage la solitude de « son île paradisiaque, les palmiers en moins », avec quatre ou cinq personnes qui se relaient.

On réalise du coup que si ça se trouve elle n’a jamais entendu parler de Despacito. Alors, on part quand pour lui tenir compagnie et réchauffer l’atmosphère.