Les dessous du business mafieux de la tomate

18 mai 2017
Par Ludo
Dans un livre qui vient de sortir, le journaliste Jean-Baptiste Malet a mis au jour comment la mafia italienne se sert de la tomate, produit phare du pays, pour se faire beaucoup d'argent. Décryptage d'un business très lucratif.

Une enquête de longue haleine.

Le journaliste Jean-Baptiste Malet a enquêté pendant deux ans et demi à travers le monde ; de la Chine à l’Italie ; pour mettre au jour l’arnaque des produits dits « made in Italy » à base de tomates. Son livre vient de sortir aux éditions Fayard. Il s’appelle « L’empire de l’or rouge : enquête mondiale sur la tomate d’industrie ».

Pour bien comprendre comment la mafia arrive à se faire de l’argent, il faut savoir qu’un produit dit « fabriqué en Italie » n’a pas vraiment besoin d’avoir des ingrédients qui ont poussé sur son sol.

Des tomates venues principalement de Chine

En fait dans de nombreuses sauces tomates et concentrés «  made in italy », des tomates venues de Chine seraient utilisées. Il s’agirait d’hybrides qui poussent sous la terre et ont la peau plus épaisse. En prime ces tomates sont souvent ramassées par des enfants en Chine pour un prix d’achat vers l’Italie minime.

Une fois ces tomates arrivées sur le sol européen, elles sont donc ensuite transformées en sauce et en concentrés par la mafia locale. Et sur les conserves on ajoute juste la mention «  made in Italy » pour un prix de vente facilement décuplé. Le trafic de la tomate permet ainsi à la mafia de parfois blanchir l’argent d’autres trafics beaucoup moins légaux.

Certaines tomates viennent néanmoins d’Italie

L’enquête nous apprend que dans certains cas ce sont néanmoins des tomates italiennes qui sont utilisées pour ces produits « made in italy ». Des tomates qui poussent notamment dans la région des Pouilles, mais récoltées en majorité par des immigrés non-déclarés. En tout cas, selon Jean-Baptiste Malet, ce trafic de « l’or rouge » aurait rapporté aux différentes mafias 15,4 milliards d’euros en 2014.

Néanmoins on ne le peut nier, en Italie on mange quand même très bien. Et ce n’est pas Ludo qui dira le contraire, comme le prouve sa délicieuse recette de cake italien à faire à la maison !

Maud Tambellini