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La ponctualité des trains de banlieue est à revoir

20 décembre 2017 à 09h37 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Pixabay

L’UFC-Que Choisir dresse un bilan alarmant : en deux ans, la ponctualité des trains s’est encore nettement dégradée. RER, Transilien ou TER sont pointés du doigt.

L’UFC-Que-Choisir pointe du doigt la ponctualité. Sans surprise, la situation ne s’arrange pas en Ile-de-France. Une seule ligne sur 13 atteint son objectif contractuel de ponctualité. La situation est particulièrement critique pour les passagers des RER. La dégradation est valable sur quasiment toutes les lignes: B, C, D, et E. Au final, 87,2% (- 1,2% en deux ans) des voyageurs qui prennent un RER arrivent en temps et en heure.

En région, même combat

Au cours de l’année écoulée, seuls 89,2% des TER ont été à l’heure, en baisse de 0,2 point. C'est d'autant moins acceptable que les retards se concentrent aux heures de pointe. Dans 59 % des cas, ces retards sont directement imputables à la SNCF et ne résultent ni de cause externe (colis abandonné, intempérie), ni d'un problème d'infrastructure. C'est bien l'organisation en elle-même de la SNCF qui est en cause.

L'UFC-Que Choisir réclame désormais une meilleure indemnisation pour les usagers des trains régionaux. Sur 18 conventions TER régionales signées, seulement 7 ont instauré un dispositif de remboursement automatique sur l'abonnement en cas de retards fréquents.

La SNCF fait savoir qu'elle conteste les méthodes de calcul de l'UFC que choisir et elle affirme que la régularité des trains s'améliore depuis un an.